Ostéosarcome

 

Projet de recherche mis en pause faute de financement.

L’ostéosarcome est la tumeur osseuse la plus fréquemment diagnostiquée chez le chien et chez l’enfant. Chez le chien, elle affecte majoritairement les grandes races, voire les races géantes. Cette maladie touche essentiellement les os longs des membres. Elle est agressive localement et métastase précocement, et malheureusement, 90% des chiens et 30% des enfants atteints décèdent de ce cancer. Chez le chien, le traitement est avant tout chirurgical (amputation lorsqu’elle est possible) et nécessite une chimiothérapie adjuvante. Une survie d’un an est envisageable, après un traitement complet (chirurgie et chimiothérapie). Ces données sont issues d’études américaines, il est nécessaire que notre travail permette d’obtenir des informations sur les chiens en France.

L’ostéosarcome atteint une certaine catégorie de chiens, ceux de grandes races, et une fréquence significativement importante chez certaines d’entre elles a été rapportée. Cela laisse supposer la mise en jeu de facteurs génétiques associée à la notion de croissance rapide. Une étude américaine a d’ailleurs mis en évidence l’influence de la race sur le caryotype de l’ostéosarcome. Il ne faut cependant pas oublier les facteurs environnementaux qui semblent également impliqués dans l’apparition de ce cancer.

Une autre étude, portant sur le Lévrier écossais (Scottish deerhound) fait l’hypothèse, à partir de la construction d’un grand pedigree, de la présence d’un gène majeur à effet dominant dans cette race à l’origine de l’ostéosarcome. L’étude dans d’autres races s’avère nécessaire pour connaître le mode de transmission.

Les connaissances génétiques sur l’ostéosarcome humain avancent également (découverte de nouveaux gènes suppresseurs de tumeur). Mais le chien apparaît néanmoins comme un bon modèle pour faire avancer ces connaissances.

Notre travail est mené sur toutes les races de chiens, mais particulièrement chez le Leonberg, puisque nous avons eu accès à beaucoup d’informations dans cette race depuis 2007.

L’étude du pedigree des Leonbergs réalisée grâce aux envois et aux informations obtenues auprès des propriétaires et éleveurs, permet de supposer un mode de transmission polygénique et autosomique. Cela signifie que plusieurs gènes altérés sont nécessaires pour le développement de la maladie, comme c’est le cas pour de nombreux cancers. L’étape suivante de nos recherches est l’identification des gènes mis en cause. Cela nécessite de très nombreux prélèvements. Le but est de comparer un ensemble de chiens présentant un diagnostic sûr d’ostéosarcome (compte rendu histologique souhaité) à un ensemble de chiens sains des mêmes races. Paradoxalement, les prélèvements de chiens sains sont plus difficiles à obtenir. C’est pourquoi nous demandons des prélèvements de chiens âgés, non atteints de cancer.

Pour poursuivre nos recherches, nous avons besoin :

  • de prélèvements sanguins sur tube EDTA de chiens de toutes races (Leonbergs et autres) atteints d’ostéosarcome, et de prélèvements de Leonbergs sains de plus de 5 ans
  • d’un questionnaire pour chaque chien, afin de disposer de données épidémiocliniques sur les chiens français
  • d’une photocopie du pedigree (si possible et si disponible)
  • d’une photocopie des résultats cliniques ou d’analyse histologique ou d’imagerie
En cas de biopsie osseuse pour un diagnostic d’ostéosarcome, d’amputation de membre ou de décès d’un chien (atteint ou sain), il serait important pour l’étude d’obtenir des échantillons d’os dans des milieux spécifiques pour des analyses complémentaires. Dans ce cas, il faudrait nous prévenir (tel : 02 23 23 45 09) rapidement ou idéalement avant, pour que nous indiquions à vous ou votre vétérinaire la procédure à suivre.
Nous rappelons que les données recueillies au CNRS restent confidentielles.
Pour plus d’informations, vous pouvez contacter notre équipe par téléphone au 02 23 23 45 09 ou par mail cani-dnaatuniv-rennes1 [dot] fr ().